Penelles

En pleine cambrousse espagnole,
Le labeur des champs s’étale sur les murs.
La herse tirée par les chevaux avant de semer le blé,
Les sillons innombrables, parallèles et réguliers.

La photo de famille, réunissant quatre ou cinq générations sur le même lopin de terre,
La jeune fille pensive, assise en tailleur au bord de la rivière, qui caresse sa poule,
La ribambelle de tracteurs multicolores, campagne d’hier et d’aujourd’hui,
Les plantes qui s’enchevêtrent, les fleurs qui éclosent et le détail des roses.

Mais aussi le cochon rose farceur,
La cigogne qui apporte une branche à son nid,
L’alouette qui couvre de son aile l’enfant meurtrie,
Les souris malicieuses qui montent la garde de part et d’autre du portail.

Par la précision et la finesse des traits,
Sillons marqués sur les visages par le travail de la terre et la brûlure du soleil,
Par la profondeur des regards et la sérénité éprouvée,
Pellenes, village hôte de Steet art, tu nous as enchantés.

 

Texte écrit dans le cadre de l'atelier d'écriture en ligne Ecriture créative
Octobre 2024