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Ces arbres peuvent vivre des centaines d’années. Ils ne paient pas de mine avec leur tronc noueux, leurs branches tordues et leurs feuilles, argentées, sous le vent.

Et les fruits sont tout petits. Verts, bruns ou noirs, ils sont à peine plus gros qu’un ongle. Le pire, c’est qu’au moment où on les ramasse, ils ne peuvent être mangés de suite. Il faut d’abord les laisser macérer des mois dans de l’eau ou du vinaigre.

 

Voilà pourquoi les ramasseurs d’olives sont des gens patients, habitués à attendre et à prendre le temps qu’il faut. Quand le temps leur semble long, attendant la venue d’un ami, la guérison d’un parent ou la naissance d’un enfant, ils ont l’habitude de sucer un noyau d’olive. Le noyau garde longtemps son goût et sa rugosité sur la langue ne disparaît jamais.

On peut récolter les olives en cognant fortement sur les branches et en ramassant les fruits à terre. Les ramasseurs de cette contrée, ces gens patients qui savent prendre leur temps, font leur travail avec soin. Ils apportent de grandes échelles, grimpent sur les arbres et recueillent avec délicatesse ces fruits qu’on ne peut encore manger.

 

D’ailleurs, ils ne sont pas destinés à être mangés uniquement. On peut les presser pour en extraire une belle huile douce et parfumée. Cette huile permettra aux cuisinières d’apprêter les meilleurs plats, aux soignants de désinfecter les plaies et de soulager les douleurs, aux femmes jeunes et moins jeunes de rendre leur peau douce. Chaque goutte d’huile qui coule pour satisfaire les papilles, pour éclairer la nuit ou pour apaiser la douleur est dorée, comme une étoile qui scintille.

 

 

 

Les ramasseurs
d'olives

Rayon de lune

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